800 euros. C’est le montant maximal que nombre de salariés peuvent désormais toucher chaque année, simplement en choisissant de ne plus faire la route seul. Depuis 2020, le forfait mobilités durables a bousculé les habitudes et offert une alternative concrète à la voiture individuelle. Le dispositif s’adresse à tous ceux qui sont prêts à adopter le vélo, le covoiturage, ou d’autres solutions de déplacement plus sobres. Reste une variable : l’employeur n’a aucune obligation en la matière, il reste libre d’appliquer ou non ce coup de pouce.
Les règles d’attribution diffèrent selon la taille de l’organisation et son secteur. Plafonds d’exonération, conditions d’accès, tout dépend du contexte dans lequel s’inscrit la démarche.
La mobilité douce et durable en France : état des lieux et enjeux
Impossible aujourd’hui d’ignorer la montée en puissance de la mobilité douce. Le sujet s’est imposé dans les débats publics et au sein des collectivités, porté par la nécessité de réussir la transition écologique. Dans les villes françaises, les modes de déplacement évoluent à vue d’œil. Paris, entre autres, multiplie les pistes cyclables et les aménagements pour la marche à pied ou les trottinettes électriques. Les transports en commun gagnent en fiabilité, tandis que de nouveaux acteurs de la mobilité durable s’installent dans le paysage.
La voiture individuelle reste majoritaire sur une bonne partie du territoire, mais les alternatives avancent. Les déplacements domicile-travail sont au centre de l’équation, car ils pèsent lourd dans les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le CO2. Les chiffres sont sans appel : le secteur des transports émet plus que l’industrie ou le bâtiment. La mutation a démarré, sans encore bouleverser l’ordre établi.
Dans ce contexte, de nombreuses initiatives voient le jour. On note l’essor des pistes cyclables séparées, la création de zones à faibles émissions, le déploiement progressif des véhicules électriques. Certaines métropoles puisent leur inspiration dans les politiques menées à Amsterdam, repensant la place de la voiture pour privilégier la qualité de vie et agir face au défi climatique.
Voici quelques leviers qui accompagnent ces changements :
- Meilleure accessibilité des transports en commun
- Incitations financières à la mobilité durable
- Développement des solutions partagées, covoiturage inclus
Réduire les gaz à effet de serre passe par une accélération des politiques publiques, mais aussi par l’engagement des citoyens et une réinvention de la mobilité à l’échelle locale.
Pourquoi le covoiturage séduit de plus en plus de Français ?
Le covoiturage n’est plus une pratique marginale. Il s’impose dans les villes comme dans les périphéries, porté par des automobilistes désireux de limiter leur empreinte environnementale et de faire baisser leurs frais de déplacement. Des plateformes comme Blablacar Daily témoignent d’une hausse constante des trajets partagés, surtout pour relier le domicile et le travail. Le principe est limpide : partager une voiture, c’est partager les coûts, diminuer la pollution et faire front commun face à la hausse des prix du carburant.
Les outils numériques abaissent les barrières : on s’inscrit, on trouve un trajet, on partage, le tout en quelques clics. Simplicité et sécurité encouragent la pratique, qui s’étend à toutes les catégories professionnelles. Cette solution répond aussi à une envie de rompre avec la solitude des trajets, d’échanger, de donner du sens à ses déplacements. Moins de voitures sur les routes, moins de CO2, plus de convivialité : le covoiturage coche toutes les cases d’une mobilité repensée.
Voici ce que le covoiturage permet concrètement :
- Réduction du budget transport pour chaque passager
- Diminution tangible des gaz à effet de serre
- Développement du lien social sur le trajet
Cette dynamique, nourrie par la technologie et soutenue par l’action publique, s’installe durablement dans les habitudes des Français.
Le forfait mobilités durables (FMD) : comment ça marche et qui peut en bénéficier ?
Le forfait mobilités durables (FMD) a été pensé pour encourager tous les salariés, du public comme du privé, à délaisser la voiture individuelle au profit de modes de transport moins polluants. Vélo, covoiturage, marche, trottinette électrique ou transports en commun, tous ces choix sont couverts par le dispositif. L’employeur peut accorder jusqu’à 800 euros par an à chaque agent ou salarié qui prouve une utilisation régulière de l’un de ces moyens de déplacement.
La démarche n’est pas lourde : une simple attestation sur l’honneur suffit pour obtenir le versement du forfait. Ce principe de confiance repose sur l’engagement individuel, sans nécessiter une montagne de justificatifs. Le montant attribué dépend de la fréquence d’utilisation et de la politique interne de chaque structure.
Sont concernés : l’ensemble des fonctionnaires et agents contractuels de la fonction publique d’État, les agents des établissements publics à caractère administratif, mais aussi, sous conditions, les salariés du secteur privé. L’accès au dispositif passe par une demande adressée à l’employeur et une déclaration annuelle d’utilisation.
En misant sur ce forfait, chacun peut faciliter sa transition vers la mobilité durable, améliorer ses déplacements quotidiens et participer activement à la baisse des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du pays.
Ressources pratiques et conseils pour passer à la mobilité durable au quotidien
Changer ses habitudes de transport n’a jamais été aussi accessible. Le numérique propose aujourd’hui une large palette d’outils pour accompagner la mobilité douce : des applications dédiées, des plateformes de covoiturage comme Blablacar Daily, ou encore des calculateurs d’itinéraires multimodaux. Ces services facilitent la recherche d’options adaptées, optimisent chaque trajet et encouragent la multimodalité pour limiter l’impact carbone.
Voici quelques alternatives concrètes à explorer pour vos déplacements quotidiens :
- Vélo et vélo à assistance électrique : de plus en plus de collectivités aident à l’achat ou à la location. Certains opérateurs privés proposent aussi des vélos partagés, accessibles via application.
- Trottinettes électriques : disponibles en libre-service ou à la location sur une longue période, elles sont pratiques pour les trajets urbains courts.
- Véhicules électriques : pour les distances plus longues, le développement du réseau de bornes de recharge et l’évolution des batteries facilitent leur utilisation.
La multimodalité s’impose progressivement, grâce à l’intégration des réseaux de transports en commun, des services de location et des offres de covoiturage. Pour rester informé, il suffit de se rapprocher des collectivités, de consulter les sites spécialisés ou d’échanger sur les réseaux sociaux dédiés à la mobilité durable. L’ensemble de ces initiatives ouvre la voie à des trajets domicile-travail plus fluides et à une qualité de vie au travail nettement améliorée.
Demain, la mobilité douce ne sera plus une option réservée à quelques convaincus mais la norme pour des millions de Français. La route est tracée, à chacun de choisir le virage à prendre.


